Accueil > Antiquité > Okimono en Bronze :

Okimono en Bronze :

Type de produit : Statues et Sculptures
Okimono en Bronze : Samouraï et Tigre
Ce magnifique okimono en bronze, d'origine japonaise, date de la période Taisho (1912-1926) 
Il représente une scène dynamique où un samouraï, vêtu de son armure, se dresse fièrement sur un rocher escarpé. Il est immortalisé au moment précis où il lance son yari (lance) vers un tigre féroce. Ce dernier, en position de rugissement, est situé sur la partie inférieure du même rocher, accentuant la tension de la confrontation.
La pièce bénéficie d'une magnifique patine orange transparente, qui met en valeur les détails du bronze et confère à l'œuvre une profondeur visuelle.
  • Hauteur : 14,5 cm (sans le socle), 17 cm (avec le socle)
  • Poids : 585 g

    1650 euros

    L'ère Taishō (1912-1926) : La "Démocratie Taishō" au Japon

     

    L'ère Taishō, «période de grande justice», s'étend du 30 juillet 1912 au 25 décembre 1926, correspondant au règne de l'empereur Taishō. Caractérisée par la santé fragile de l'empereur, cette période voit un glissement du pouvoir politique, passant des mains de l'oligarchie des politiciens âgés (les genrō) vers la Diète du Japon et les partis démocratiques. Elle est ainsi reconnue comme une période de libéralisation politique, souvent désignée sous le terme de « démocratie Taishō », et se distingue clairement de l'ère Meiji précédente ainsi que de la première phase militariste de l'ère Shōwa qui lui succédera.

     

    L'Héritage de Meiji et l'Ouverture au Monde

     

    L'avènement de l'ère Taishō, avec l'intronisation de l'empereur Taishō Tennō en juillet 1912 après le décès de l'empereur Meiji, fait suite à une période de dépenses publiques massives et de programmes de défense qui avaient fortement entamé les réserves financières du Japon.

    L'influence de la culture occidentale, déjà présente durant l'ère Meiji, continue de s'affirmer. Des artistes comme Kobayashi Kiyochika intègrent des styles occidentaux dans leurs ukiyo-e, tandis qu'Okakura Kakuzō préserve la peinture japonaise traditionnelle. Mori Ōgai et Natsume Sōseki, ayant étudié en Europe, apportent au Japon une vision moderne de la vie et de la littérature.

    Les réalisations de la Restauration de Meiji de 1868 ont non seulement permis au Japon d'atteindre des objectifs politiques et économiques majeurs, échappant au colonialisme que subissaient d'autres nations asiatiques, mais elles ont aussi créé un bouillonnement intellectuel. Dans un contexte mondial d'intérêt croissant pour le socialisme et le développement du prolétariat urbain, des idéaux tels que le suffrage universel masculin, l'État-providence, les droits des travailleurs et les protestations non violentes émergent au sein des mouvements de gauche japonais. Cependant, la répression gouvernementale contre ces activités mène à une radicalisation et à la dissolution du parti socialiste japonais (Nihon Shakaitō) dès 1907. Malgré cela, de nombreuses revues et mouvements, notamment féministes (Seitō de Raichô Hiratsuka) et socialistes (Tanemakuhito de Kenzō Imano), connaissent un essor significatif.

     

    Turbulences Politiques au Début de l'ère Taishō

     

    Le début de l'ère Taishō est marqué par la crise politique de 1912-1913, qui met fin à la politique de compromis précédente. La démission du ministre de l'Armée, suite à la tentative de Saionji Kinmochi de réduire le budget militaire, provoque la chute du cabinet Rikken Seiyūkai. L'incapacité des genrō à trouver une solution et l'indignation publique face à l'ingérence militaire dans la politique, exacerbée par le rappel de Katsura Tarō pour un troisième mandat de Premier ministre, renforcent les appels à la fin du système Genrō.

    Malgré l'opposition de la vieille garde, les forces conservatrices fondent leur propre parti en 1913, le Rikken Dōshikai, qui remporte la majorité à la Chambre face au Seiyūkai fin 1914. Yamamoto Gonnohyōe succède à Katsura comme Premier ministre en février 1913, avant qu'Ōkuma Shigenobu ne prenne sa place en avril 1914.

Nous écrire
Les champs indiqués par un astérisque (*) sont obligatoires