Armand FERNANDEZ (1928-2005) dit ARMAN
Astartée, 1981 Accumulation de grands gabarits soudés 168 x 142 cm
UNIQUE EXEMPLAIRE,
25.000 euros
BIBLIOGRAPHIE : - « Arman » Bernard Lamarche-Vadel, Editions la différence, Paris, 1998, reproduit et décrit pages 242-243 ;
« Arman » Bernard Lamarche-Vadel, Editions la différence, Paris, 1987, reproduit et décrit pages 262-263
Oeuvre référencée dans les archives de Mme Durand-Ruel sous le n° 2810. Références Arman Studio n°?ARM 006138.
Arman, de son nom complet Armand Fernandez, (Nice, 17 novembre 1928 - New York, 22 octobre 2005) était un artiste français pluridisciplinaire : peintre, sculpteur et plasticien, mondialement reconnu pour ses œuvres basées sur l'accumulation d'objets.
Pionnier dans l'utilisation directe d'objets manufacturés comme matériau artistique, Arman considérait ces produits de l'activité humaine comme des extensions de la main, inscrits dans un cycle incessant de production, consommation et destruction.
Né à Nice, fils unique d'Antonio Fernandez, marchand de meubles et d'antiquités d'origine espagnole ayant vécu en Algérie, et de Marie Marguerite Jacquet, issue d'une famille de fermiers ligériens, le jeune Armand manifesta très tôt un talent pour le dessin et la peinture.
Après son baccalauréat, il étudia à l'École des arts décoratifs de Nice (aujourd'hui la villa Arson) puis à l'École du Louvre. En 1947, il fit la rencontre décisive d'Yves Klein et de Claude Pascal à l'école de judo qu'ils fréquentaient ensemble à Nice. Il employa également Elena Palumbo Mosca comme jeune fille au pair pour s'occuper de son enfant. Avec Klein et Pascal, il partagea un intérêt pour les philosophies orientales et la pensée rosicrucienne.
À la fin de l'année 1957, Armand, qui signait ses premières œuvres de son seul prénom en hommage à Van Gogh, décida de supprimer le "d" de son prénom. Il officialisa cette nouvelle signature d'artiste "Arman" en 1958, lors d'une exposition à la galerie Iris Clert.
En octobre 1960, il marqua les esprits avec l'exposition "Le Plein" à la galerie Iris Clert, remplissant l'espace d'objets de rebut et du contenu de poubelles sélectionnées. Cette installation radicale était conçue comme un contrepoint direct à l'exposition "Le Vide" que son ami Yves Klein avait organisée deux ans auparavant dans la même galerie.
Le même mois, sous l'impulsion du critique d'art Pierre Restany, Arman devint, aux côtés d'Yves Klein, l'un des membres fondateurs du groupe des Nouveaux Réalistes, un mouvement qui prônait de "nouvelles approches perceptives du réel". Le groupe originel comprenait également François Dufrêne, Raymond Hains, Martial Raysse, Daniel Spoerri, Jean Tinguely et Jacques Villeglé, auxquels se joignirent ultérieurement César, Mimmo Rotella, Niki de Saint Phalle, Gerard Deschamps et, en 1963, Christo.
À partir de 1961, la carrière d'Arman prit une dimension internationale avec son installation à New York, où il vécut et travailla la moitié de son temps, alternant avec Nice jusqu'en 1967, puis Vence jusqu'à sa disparition. Durant ses séjours new-yorkais, il résida d'abord à l'hôtel Chelsea jusqu'en 1970, puis dans un loft du quartier de SoHo et, à partir de 1985, dans son propre immeuble à TriBeCa. Fin 1989, il fut élevé au rang de Chevalier de la Légion d'honneur par le président François Mitterrand.
Trois ans après sa mort à New York, une partie de ses cendres fut rapatriée à Paris en 2008 pour être inhumée au cimetière du Père-Lachaise, dans la même division que Frédéric Chopin.
Tout au long de sa vie, Arman fut également un collectionneur passionné d'objets du quotidien (montres, armes, stylos...) et d'œuvres d'art, avec une expertise et une reconnaissance particulière dans le domaine de l'art africain traditionnel.
Il était représenté par la galerie Templon à Paris et à Bruxelles.